Été 2006 : premier jury de sélection en France
Pour que le tamis fonctionne au mieux, sans laisser de côté aucun des 5 critères d’Ashoka, le processus doit être mené de bout en bout avec rigueur. En France, il a vraiment démarré début 2006. Des dossiers de candidats nous sont arrivés spontanément ; d’autres nous ont été apportés par des personnes connaissant bien le projet Ashoka. En réalité, ce sont les seconds qui sont souvent pour nous les plus valables. Car l’intermédiation ainsi mise en jeu permet un certain recul (lorsque quelqu’un présente son propre projet, il est en général tellement « dedans », tellement impliqué, qu’il ne peut pas juger impartialement de son adéquation aux critères -avouons le - très sélectifs du programme Ashoka). Au fil des mois, nous sommes d’ailleurs en train de mettre en place un réseau de « prescripteurs » sur l’ensemble du territoire français (voir article « Des prescripteurs pour nous faire remonter des projets... »), afin qu’ils nous alertent sur un maximum de candidats répondant à nos critères. Au cours du printemps, l’équipe Ashoka a multiplié les rencontres et les visites de terrain avec les candidats. Beaucoup de projets a priori intéressants se sont révélés trop peu avancés, c’est-à-dire au stade de l’idée ou d’une mise en œuvre à peine ébauchée. Ce sont des projets que nous espérons revoir d’ici quelques mois/années. D’autres ne cadraient pas avec certains de nos critères. Notre processus de recherche et de sélection doit se faire en continu tout au long de l’année ... Ce n’est pas un prix annuel que nous remettons. Nous nous engageons à aider financièrement les Entrepreneurs Sociaux pendant 3 ans pour qu’ils consolident et développent leur activité.
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